Dimanche 17 mai 2009
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Emotion en ouvrant l'une de mes fenêtres en ce matin du 4 mai. La belle tulipe de ces jours derniers commençait à s'alanguir.
Corolle échancrée, deux de ses pétales s'alourdissaient vers le bas, prêts à se détacher.
Sa robe pourpre bientôt déclose, ouvrait un coeur chaleureux de femme mûre.
Beauté intime mise à jour sans complexe, car, bientôt, Tulipe, elle ne sera plus !
J'ai tout de suite pensé à mon amie
Lilounette, grande poétesse, pour transcrire l'émotion ressentie face aux derniers instants de cette
fleur. C'est amicalement qu'elle a sorti sa plus belle prose poétique. Je vous la soumets ci-dessous. C'est superbe ! Encore merci à toi Lilounette !
Femme tu n'es plus
Le soleil comme un gentleman est un audacieux qui n'hésite pas à déshabiller la femme en la pénétrant au plus profond de son âme.
Faut-il qu'elle ait vingt ans d'âge pour se laisser ainsi posséder d'un simple regard jusqu'au fond de son décolleté, extasiée par son charme. Le soleil étant son
roi, son dieu.
Ainsi son cœur laisse choir sa timidité , en dévoilant toute son intimité .Nul ne peut imaginer que si près il soit si éclatant de vie, de ces couleurs qui font
fuir la morosité, si généreux même à se demander s'il n'en est pas trop bon.
« Ah ! Que le temps vienne, où les cœurs s'éprennent « ( A.Raimbaud), les ruisseaux coulent comme le sang dans nos veines, où l'on y voit la
jeunesse s'éteindre et insidieusement les douleurs se désaltérer de notre soif.
On surprend nos peines aux rayons qui s'épuisent, l'arbre de notre vie retient nos griffes déjà comme un deuil, aux souffrances qui s'agrippent à un modeste
souffle, à un ultime effort.
Ainsi défilent nos images sur notre front tout ruisselant....douleurs, douleurs, tu nous emportes, criblée par tes maux et d'un geste unique, tu nous montres le
temps comme un cri, une angoisse.
Tout déjà s'est endormi comme une fatalité, sans indulgence aucune, sans pitié. On s'interroge :-« y a-t-il eu crime, honte qui justifie une telle
sentence ?
Notre raison d'être s'épuise sans en connaître la raison, on lèvera les yeux envers un soleil qui n'est plus, notre vie complètement dénudée ... Femme
te voici à l'aube d'un autre temps, toi-même déshabillée de ta jeunesse.
Lilounette
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