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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 23:00

Un édifice tout à fait remarquable à la façade imposante.

Commencée au XIIIème siècle, la cathédrale de Rodez a été bâtie en grès rouge, pierre fragile qui nécessite un entretien constant. 


Il fallut trois siècles pour achever ce majestueux monument car l'effondrement du clocher de la cathédrale romane en 1276 entraîna une totale reconstruction de celle-ci qui durera plus de trois siècles. Et pourtant l'ensemble est d'une remarquable unité... Les plans conçus par l'architecte Jean Deschamps seront suivis jusqu'à l'achèvement des travaux. 

On est surpris par les proportions de l'édifice qui semble surdimensionné par rapport à la taille de la ville.

Son clocher, gothique flamboyant, de 87 mètres de haut,  est surmonté d'une Vierge.  Après l'incendie du clocher en 1510, sa reconstruction telle qu'elle existe aujourd'hui, fut entreprise et les travaux furent achevés en quinze années de 1510 à 1526 et ce malgré la peste qui ravageait la ville. L'achèvement du clocher et de la cathédrale intervinrent vers 1531.

Tout en dentelle de grès rose, il est considéré comme l'un des plus beaux de France. 
 
On notera également l'aspect défensif, quasi militaire de la cathédrale : au XVIème, elle se trouve intégrée au système défensif de la ville, adossée au rempart.

Elle a été conçue de manière à accueillir une population en danger, et à pouvoir se défendre avec notamment un toit plat sur lequel une garnison pouvait prendre place, ainsi que des artisans en cas de sièges.  
Front ouest de la cathédrale de Rodez dominant la place d'Armes


Cette façade occidentale témoigne de sa vocation défensive : elle est flanquée de deux tours massives qui étaient incorporées aux remparts.

Un frontispice classique est placé au faîte de la façade au milieu du XVIè siècle.


Le clocher, surmonté d'une lanterne ajourée portant une statue de la Vierge, entourée de quatre anges thuriféraires, présente une exubérance ornementale flamboyante qui se retrouve dans la sculpture des portails du transept.





Photos prises lors de notre séjour en Aveyron au mois de mai 2008 

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 23:00
Quelques additifs à ce reportage grâce à Franck Falck, circassier,  qui m'a contactée par mail et donné d'autres renseignements sur sa famille de cirque et confié des clichés anciens.

Lizy-sur-Ourcq (77) 
est une ville que
 
la famille Bouglione 
porte dans son cœur, comme en témoigne, au cimetière de la commune, le tombeau de la famille du cirque traditionnel.
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Les visiteurs peuvent également se recueillir devant d'autres tombeaux des grands noms du cirque.

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Bouglione
Il était une fois la famille Bouglione, célèbre famille au royaume du cirque. Une histoire qui débute et se poursuit comme un conte pour enfants...Chaque année, pour les Rameaux et la Toussaint, des dizaines de caravanes se regroupent au cimetière communal devenu, au fil des ans, une grande nécropole tzigane. En février 1897, un groupe de roulottes s’arrête à Lizy. Marie-Louise Bouglione, mourante, souhaite être inhumée dans ce lieu : « C’est là tout en haut, que je voudrais reposer, si je meurs ici. Les voyageurs qui passeraient apercevraient ma tombe et prieraient pour moi ». Son mari et ses enfants l’y rejoindront pour l’éternité. D’autres familles du cirque acquièrent des concessions. En 1904, Firmin Falck est enterré un peu plus bas, revêtu de son costume de clown.
 
La chapelle de la famille Bouglione, 
construite en granit noir bleuté est la plus originale. Commandée par Joseph (Sampion) Bouglione père juste avant la 2è guerre mondiale, elle est réalisée en 1945.
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 Elle s’achève en dôme surmonté d’une croix.
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De chaque côté, deux colonnes supportent des pots-à-feux.
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Sur la face arrière, se dresse un christ en croix de granit.
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L’intérieur est orné de mosaïques et des portraits des défunts.
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Des vitraux joliment colorés ornent les rosaces du dôme.
 

 
De 1982 à  1990 Joseph et Germaine Bouglione décident d'interrompre cette vie de voyages et décident de s'installer à Paris pour offrir à leurs enfants une scolarité moins cahotante. Mais leur passion prime et ils décident de retrouver tout ce qui fait la vie des Bouglione depuis des générations: l'odeur de la piste, les frissons, la couleur des costumes, l'émotion, les sensations de leur petite enfance...  
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Sandrine, André Joseph et Alexandra Bouglione créent en 1992 un chapiteau. Ils sont aujourd'hui les plus jeunes directeurs de cirque d'Europe.

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Et de Joseph en Joseph naît la 6ème génération. André-Joseph et sa soeur ainée Alexandra suivent la classe dans la caravane-école du cirque.
 
 
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Cette bourgade est à une vingtaine de kilomètres de chez moi en Seine et Marne. Un jour d'octobre 2007, j'ai pris le temps d'entrer dans ce cimetière et de faire ce reportage par la suite.
Depuis l'écriture de cet article, j'ai été contacté par Frank Falck qui aimerait que j'apporte plus de précisions. Il m'a envoyé plusieurs photos de sa collection.
Voici Firmin Falck en 1858, il avait tout juste 19 ans. Firmin est né le 11 avril 1839 à Metz et décédé le 18 avril 1904 à Lizy-sur-Ourcq. Sa femme s'appelait Marie Ritz.
Le père de Firmin était Jean Falck né à Neustadt en Bavière et décédé le 5 février 1868 à Varennes en Argonne. Il était circassien acrobate. Sa femme s'appelait Catherine Malhouren.
La famille Falck est d'origine bavaroise.
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Sur les deux photos suivantes, c'est son fils Pierre avec sa troupe,
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puis le convoi, un peu plus tard, avec des véhicules motorisés.
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Voici des ajouts très significatifs.
Encore un grand merci à Franck Falck !

N'oubliez pas SITELLE et son "ANGLE DE VUE" !
Cliquer sur l'image ci-dessous.
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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:00

J'étais en haut de l'arc de triomphe de l'Etoile et j'ai cadré la tour entre deux tiges de métal qui protègent de la chute. Petite composition pour mettre le tout en valeur. Construite de 1887 à 1889. 1er étage à 57m- 2ème étage à 115m- 3ème étage à 276m.

hauteur totale de la tour: 327m depuis le 8 mars 2011 avec un émetteur TNT.

 

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Allez voir mon  "ANGLE DE VUE" en cliquant sur son nom en rose !

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:00

En ce mardi 22 mars, balade à Paris avec mon amie Odile. Première étape: l'arc de triomphe. En attendant des articles plus longs sur ce beau monument, cette photo prise entre deux flots de circulation automobile. On voit bien les piliers en entier et, à cette heure du matin (10h10), le ciel était fort bleu. La visite s'annonçait agréable. Beaucoup de touristes étrangers autour de nous pour admirer l'arc de triomphe de l'étoile (1806-1836), oeuvre de Chalgrin.

 

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Mon  "ANGLE DE VUE" est ICI !

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 00:00

Il me reste quelques photos à mettre en ligne pour finaliser ce long reportage en plusieurs parties cherchant à mieux faire connaître ce Familistère de Guise et son Fondateur, Jean-Baptiste Godin.

Dans un bâtiment face au Palais Social, un grand hall d’accueil avec ventes d’objets divers s’ouvre au public. C’est là qu’on achète les billets de la visite. A l’arrière, différents panneaux, sculptures, maquettes donnent des renseignements très précis sur l’évolution de l’usine de fonderie. Aux alentours des immenses et nombreux bâtiments abritant les différents ateliers, on peut voir l’importance des jardins ouvriers, des jardins publics et autres espaces de détente.

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Autre endroit à visiter, l’aile droite, là où l’on découvre l’appartement de Jean-Baptiste Godin qui tenait à habiter tout près des ouvriers. Quelques fresques, sculptures et tableaux illustrent le personnage. Par les fenêtres, on aperçoit le centre de la place et la rue principale qui pénètre dans la ville même de Guise.

 

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Le familistère continue sa réhabilitation avec le soutien du conseil général, du conseil régional, la France et la commune de Guise. Depuis 10 ans le projet UTOPIA a permis de rénover une grande partie du Familistère. Actuellement, dix-huit millions d’euros sont engagés. Un véritable chantier permanent qui va être complété de 3 000 m2 supplémentaires. En 2011, on procédera à l’ouverture du théâtre d’une capacité de 360 places. Des spectacles et des conférences y seront proposés. La modernité va s’installer avec la mise en service d’une vingtaine de vidéo-baladeurs en français, anglais et néerlandais ainsi qu’une billetterie automatisée sur le site internet.

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Tous ces efforts ne sont pas vains. En 2010, selon les chiffres communiqués par le syndicat mixte du familistère Godin, 42 799 visiteurs payants ont été enregistrés soit une hausse de 17% par rapport à 2009. Les visiteurs individuels passant de 48% à 54%. En matière d’emploi, cela a permis 12 recrutements répartis sur la surveillance, l’accueil, la buvette et le service commercial.

 

Si on se projette plus en avant dans le temps, 2013 devrait voir la place se modifier afin de créer un mélange entre l’espace piétons et l’espace automobilistes. Objectif : attirer 27 000 visiteurs supplémentaires d’ici 2014. Un contexte de séduction qui devrait attirer encore plus les habitants de l’Aisne qui est déjà le plus important groupe de visiteurs. Pas étonnant d’apprendre qu’un investisseur privé va créer un hôtel de 80 chambres ainsi qu’un restaurant dans l’aile gauche du Palais Social avant la fin de la prochaine décennie !

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Notons l’ouvrage de référence qui vient d’être imprimé à 54 000 exemplaires et qui est disponible gratuitement dans les Offices de tourisme de l’Aisne, aux Archives départementales, à l’espace Aisne du Center Parcs, dans le réseau de la Bibliothèque départementale de prêt ainsi que dans bien d’autres organismes touristiques de l’Aisne. Son titre « Le Familistère de Guise, un Palais Social ». Panorama illustré d’une utopie réalisée.

Une manière de se pencher encore plus sur cette grande expérience industrielle. L’aventure de Godin sous le regard de plusieurs grands témoins de renom. Parmi eux, un philosophe (Michel Onfray), un architecte (Michel Cantal-Dupart), un économiste (Denis Clerc), un géographe (Jean-François Draperi),

 

Pour ma part, c’est sûr que j’y retournerai, le temps de laisser les prochaines nouveautés se mettre en place et pouvoir profiter ensuite d’un éventail éducatif plus important.

Vous pouvez visiter les extérieurs du Familistère, l'intérieur du Palais Social et les différents modèles de poêles ou cuisinières Godin.

Cliquez sur les liens en rouge !

 

 


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N’oubliez pas de pousser votre curiosité jusque vers mon autre blog purement photos !

    ANGLE DE VUE

 


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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 00:00

Aujourd’hui, ce sera une série de clichés à l’intérieur des anciens logements.  Nous y découvrons de nombreux poêles « Godin »,  du nom de son inventeur, fabriqués par l’entreprise d’appareils de chauffage et de cuisine du même nom. Fabriqués en fonte, diffusant bien mieux la chaleur que les anciens modèles en tôle, ces appareils ont permis à Godin, d'origine modeste, de faire rapidement fortune et de s'imposer sur un marché en pleine expansion. Mais Jean-Baptiste Godin a lui-même été simple ouvrier, et a conservé le souvenir des terribles conditions de vie et de travail des salariés de l'industrie. Alors, il entreprend d’améliorer la condition des ouvriers. Il commence par investir le tiers de sa fortune au Texas mais l'échec de cette expérience le convainc de mettre lui-même en pratique ses idées, progressivement et avec pragmatisme dans son entreprise de Guise.

 

Les photos qui suivent montrent l’extrême dextérité du travail qu’il fallait avoir pour réaliser ces façonnages.

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Allez voir aussi mon

"ANGLE DE VUE" !

 

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:00

Nous allons maintenant entrer dans la partie centrale du Palais social de ce familistère. Nous sommes dans la partie « habitation » des ouvriers. Jean-Baptiste Godin, parle des « équivalents de la richesse ».

Cette expression désigne l'ensemble des conditions de confort, de salubrité, que la bourgeoisie s'offre par l'argent et que les Familistériens pourront s'offrir désormais par la coopération. Hygiéniste convaincu, Godin inclut dans ces « équivalents de la richesse » tout ce qui garantit la salubrité du logement. La luminosité des appartements, la circulation de l'air, l'accès à l'eau potable à chaque étage sont des éléments fondamentaux que garantit l'architecture particulière des bâtiments. Le soin du corps est également assuré par la création d'une buanderie, située près du cours d'eau, dans lequel on lave et sèche le linge (évitant ainsi les odeurs d'humidité dans les logements), mais comportant également des douches et une piscine (au plancher mobile, pour permettre aux enfants d'y nager en toute sécurité) dont l'eau, provenant de l'usine toute proche où elle a servi à refroidir les tuyaux, arrive à parfaite température…

Enfin, Godin met en place tout un système de protection sociale en créant des caisses de secours protégeant contre la maladie, les accidents du travail et assurant une retraite aux plus de 60 ans.(source Wikipedia)

 

 

Commençons la visite. Passé le porche, c’est dans un vaste espace entouré de logements et surmonté d’une immense verrière que notre regard se perd.

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Des murs propres et rénovés aux couleurs jaunâtres  laissent apparaître de nombreuses portes et  fenêtres.

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Aussitôt le style géométrique des poutres apparentes et des vitres de la toiture qui n’est autre qu’une immense verrière, fait que tous les visages se tournent vers le haut. Les photographes s’en donnent à cœur joie.

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Le sol est recouvert d’une jolie mosaïque.

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Sur le palier du premier étage, on découvre au sol le carrelage d’origine.

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Le long de la balustrade qui en fait le tour, on a un autre aperçu de cet ensemble parfaitement conçu.

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Une coupe des planchers permet de comprendre la rigueur de la construction.

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J’ai pris en photo quelques pensées de Godin.

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Et pour terminer, pour aujourd’hui, le plan de toutes les fonderies du Nord de la France à cette époque.

 

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Demain, une série de différents poêles et cuisinières ou autres instruments utilisés en cuisine exposés.

 

 


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Allez voir aussi mon

 « ANGLE DE VUE » .

 


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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 00:00

La qualification de « Palais social » convient parfaitement au Familistère de Guise dans l’Aisne. La rénovation, qui est une réussite, donne un éclat tout à fait particulier à cet édifice qui fut, en son temps, une véritable « machine à habiter ensemble ». Un Palais dont l’architecture est loin d’être celles des cités ouvrières comme on l’entendait au XIXè siècle.

J’ai découvert ce site le samedi 25 septembre 2010, à l’occasion de l’Assemblée générale du Cercle généalogique de l’Aisne dont je suis adhérente. Après un repas en commun dans l’un des restaurants de la ville, l’après-midi était consacrée à la visite du Familistère.

Grâce au projet Utopia, la restauration a duré une dizaine d’années. Il a permis d’ouvrir le musée remarquable qu’il est aujourd’hui.

Dans cette première partie, je vais plus m’attarder sur l’aspect extérieur des bâtiments. J’ai fait une sélection de clichés qui permettent d’avoir une vue générale de ce centre industriel. Aux alentours de la statue de Jean-Baptiste Godin, fondateur de cette « aventure », ambition d’une économie sociale,

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on découvre l’habitat des ouvriers, ce qu’on appelle le Palais social

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avec les trois pavillons d’habitation où était organisée la vie des ouvriers et de leurs familles.

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les bâtiments réservés à l’industrie,  le lieu de production, l’usine Godin sur la rive droite de l’Oise avec la buanderie, les bains et piscine, que nous n’avons pas visités.

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le quartier de l’éducation (des écoles)

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et de la culture avec un théâtre,

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la partie « commerces » avec buvette, les économats.

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 C’est entre 1817 et 1888 que Jean-Baptiste Godin entreprend l’édification du Familistère, étymologiquement « lieu de réunion des familles », construit sur le modèle du phalanstère de Charles Fourier. Mais, c’est surtout en 1846 que l’essor de la ville se fait sentir avec le transfert à Guise de la fonderie et manufacture de poêles Godin-Lemaire. Sur sa lancée, son utopie de « société parfaite » avec une base productive solide, Jean-Baptiste Godin fonde, en 1880, l’Association coopérative du Capital et du Travail, Société du familistère Godin et Compagnie. C’est à ce moment que le Familistère devient la propriété collective de ses habitants.

Plus tard suivirent la construction du Pavillon Cambrai, l’aile gauche du Palais social.

Après la mort de Jean-Baptiste Godin en 1888, l'Association continue de fonctionner.  En 1930 la Société du Familistère emploie à Guise 2111 personnes et 393 personnes à Bruxelles. A cette époque la population de Guise est de 7100 habitants. Presque le tiers des habitants qui vivent dans le cadre de cette propriété collective.

 

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L’entreprise prospère notamment grâce au renom de la marque « Godin », l'entreprise se maintient parmi les premières du marché jusqu'aux années 1960. Sur le plan social, les choses restent également en l'état.  

Les logements devenant très vite insuffisants pour accueillir de nouveaux ouvriers, une préférence est établie, les enfants de Familistériens devenant prioritaires pour l'obtention d'un appartement. Cette hérédité des logements entraîne des tensions, les associés apparaissant parfois comme une aristocratie satisfaite de ses privilèges et ne cherchant pas à les partager.

La disparition progressive d'un véritable « esprit coopérateur » parmi les membres de l'Association est parfois vue comme une des raisons de sa disparition en 1968.

Confrontée à des difficultés économiques, cherchant à se rapprocher avec une maison concurrente, l'entreprise se transforme en juin 1968 en société anonyme. Elle est alors intégrée dans le groupe Le Creuset. La marque Godin a aujourd'hui été transférée à la société « Cheminées Philippe ».

Les logements ont été vendus en 1968. Quelques anciens Familistériens y vivent toujours.

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Demain, nous entrerons dans le pavillon central du Palais social.


N’oubliez pas d’aller faire un tour sur mon   

« ANGLE DE VUE »

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:00

Ce sera aujourd’hui la dernière balade dans le parc du château de Compiègne. Situé entre le château et la forêt, on l’appelle aussi le « Petit parc ». Conçu pour l’agrément des souverains et de leurs hôtes, ce parc connut malheureusement des épisodes dramatiques comme la résistance héroïque du major Othenin à une attaque prussienne pour la prise de Compiègne les 31 mars et 1er avril 1814. Durant la Grande guerre, il eut à subir également des bombardements aériens allemands en 1915, endommageant la façade du château et détruisant l’un des pavillons de repos.

 

C’est lors du séjour de Napoléon 1er en mars 1810 que l’on décida de construire ces deux pavillons de repos. Seuls subsistent aujourd’hui les pavillons des quinconces nord et sud. Celui du nord a été reconstruit après le bombardement aérien allemand en 1915.

Les quinconces furent un lieu d’attraction privilégié au Second empire lors des fameuses « Séries » : manège de chevaux de bois, jeu de boules, jeu de siam au nord, jeu d’arc au sud. De 1898 à 1942, un kiosque à musique occupa le centre de la pelouse du quinconce sud.

J’ai pris le pavillon des quinconces nord en photo.

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A proximité s’élançait la statue de Plautilla, un marbre qui est une adaptation moderne d’un modèle antique. Son entrée à Compiègne date probablement de la fin de 1859.

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Puis, je me suis postée au centre de l’allée principale du « petit parc » tournant le dos à la fameuse allée des « Beaux-Monts » et regardant la façade du château. On mesure ainsi toute la dimension de ce vaste parc.

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Un dernier regard vers la façade et ses massifs fleuris lors du retour vers la sortie.

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Dans mon  « ANGLE DE VUE », aujourd’hui, plusieurs beautés florales rencontrées dans ce parc.

Cliquez sur son nom en rose pour aller les voir !

 


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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 11:50

Quittons l’esplanade pour se diriger vers le Jardin des Roses.

Au bout de la terrasse, le Jardin des Roses fut créé en 1820 par Louis-Martin Berthault (1771-1823). A cet emplacement existait auparavant le « Bosquet du Roi ».

Au centre de ce jardin, un petit bassin rond, situé initialement sur la Terrasse de la Reine, seul vestige des aménagements créés à l’époque par Ange-Jacques Gabriel et déplacé là au moment de la création du jardin.

Ce dernier a été restitué au cours des dernières années (à partir de 1985), d’après un relevé de 1821 accompagné des recherches historiques approfondies de manière à respecter l’esprit du créateur.

C’est un espace au style régulier. Autrefois, on y cultivait l’ananas.

Actuellement, ce sont surtout les roses qui dominent. Beaucoup d’espèces présentées proviennent de grandes familles de roses anciennes comme des roses de Damas, centifolia, gallica et noisettiana. Des plantes vivaces y ont été associées, pivoines, pavots d’Orient, iris, ce qui donne, pendant la période de floraison, des coloris très variés et un mélange d’odeurs qui ravissent les visiteurs.

Je vous laisse admirer, toutefois, pas mal de massifs commençaient à être défleuris en ce 23 juin.

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Demain, nous descendrons ces escaliers pour pénétrer  sous le berceau de la Reine et aller plus avant dans les allées du parc.

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Sur mon  « ANGLE DE VUE », un des premiers massifs fleuris rencontrés dans ce parc.

Cliquez sur son nom en rose !

 


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